Le 04/12/2008

Des subventions pour les mosquées de France ?

Tout juste achevée, la grande mosquée de Créteil a accueilli, mercredi 3 décembre, ses premiers fidèles, avant la foule attendue pour la fête de l’Aïd el-Kebir le 8, des journées portes ouvertes les 13 et 14 et une cérémonie en présence des autorités locales, le 18. L’ouverture de cette mosquée de 2 000 places inaugure […]

Tout juste achevée, la grande mosquée de Créteil a accueilli, mercredi 3 décembre, ses premiers fidèles, avant la foule attendue pour la fête de l’Aïd el-Kebir le 8, des journées portes ouvertes les 13 et 14 et une cérémonie en présence des autorités locales, le 18.

L’ouverture de cette mosquée de 2 000 places inaugure un mouvement qui devrait s’accélérer. Les nombreux projets de lieux de culte de taille importante lancés à travers la France (Marseille, Strasbourg, Nantes, Paris, Tours, Saint-Denis ou Cergy-Pontoise…) devraient aboutir dans les prochaines années. Parallèlement, des dizaines de projets de moindre importance, dans des pavillons ou des locaux sans cachet particulier, ont été lancées dans des villes moyennes. Au total, pas moins de 200 projets sont en cours, selon le ministère de l’intérieur.

Outre le fait que l’apparition de dômes et de , prévus dans la plupart des grands projets, modifie le paysage urbain, l’ouverture de ces nouveaux lieux de culte démultiplie les surfaces de prière accessibles aux fidèles.

Selon les estimations, entre 20 % et 30 % des quelque 5 millions de personnes de confession musulmane vivant en France se rendraient régulièrement à la mosquée. Aujourd’hui, quelque 2 000 salles de prières fonctionnent sur le territoire.

Les « grandes » mosquées devraient entraîner la fermeture de certaines d’entre elles, même si la pratique de proximité est appelée à perdurer. « Dans certains endroits, on peut même craindre un maillage disproportionné, avec une sous-utilisation des « mosquées-cathédrales », en dehors des fêtes », jugent des spécialistes du sujet.

Ces craintes ne sont guère partagées par Karim Benaïssa, le président de l’Union des associations musulmanes de Créteil, porteur du projet. « Malgré les trois salles de prières de la ville, on est saturés depuis huit ans. L’an dernier pour l’Aïd, 5 000 personnes se sont rassemblées dans un gymnase« , assure le responsable, qui se réjouit de l’ouverture de la mosquée et salue la « volonté divine » pour cette réussite.

L’achèvement de la mosquée de Créteil et la relative rapidité avec laquelle elle a vu le jour ne doivent rien au hasard. Lancé en 2003, ce chantier de 5,3 millions d’euros aura demandé cinq ans de travail là où des projets de même ampleur prennent une dizaine d’années, bloqués par une absence de fonds ou par des plaintes déposées contre la mairie pour subventions déguisées.

De l’avis général, l’implication dans ce dossier du maire (PS) a été déterminante. Convaincu de la « nécessité d’offrir aux musulmans de la ville un lieu de culte digne« , l’édile a décidé « d’assumer complètement » son engagement auprès de la communauté musulmane. Mais avant de mettre un million d’euros et un terrain constructible sur la table, il a imposé un préalable : que les diverses obédiences musulmanes de Créteil s’unissent autour d’un projet commun. Une condition remplie non sans mal, tant les influences des pays d’origine et le fossé inter-générations pèsent encore dans l’organisation de l’ en France.

« Le de lieux de culte est un sujet sensible« , reconnaît M. Cathala. « Mais il est plein de contradictions : on veut la transparence des fonds, on ne veut pas l’argent d’Etats étrangers et en même temps on ne veut pas payer ! »

Comme la plupart de ses homologues, il s’est appuyé sur les « activités culturelles » (librairie, salon de thé, hammam), adossées à l’ cultuelle pour financer le projet sans enfreindre la loi de 1905, qui stipule que « la République ne subventionne aucun culte« . Il assume, en outre, l’octroi d’un bail emphytéotique (bail de longue durée pouvant atteindre 99 ans) sur le terrain pour 15 000 euros par an, l’aide des services municipaux pour le montage du dossier ou la annuelle de 100 000 euros ; « la même que celle accordée à l’association culturelle israélite de la ville », précise-t-il.

« On est dans l’hypocrisie, reconnaît-il. Mais je pense que, dans une ville, il vaut mieux des locaux fonctionnels qui permettent une communication entre croyants et non-croyants que des gens repliés sur eux-mêmes », défend le maire.  » Avec notre mosquée ouverte, on dissipe tous les préjugés et on évite les dérives, si dérives il y a », plaide aussi M. Benaïssa.

L’implication des publics dans la gestion de l’islam et la tentation de choisir « ses » musulmans comporte pourtant des risques. A Créteil, l’imam de la nouvelle mosquée a été suspecté par le ministère de l’intérieur d’être proche des milieux salafistes, prônant un islam radical. Cet Algérien a été sous la menace d’une expulsion du territoire, qui n’a finalement pas été décidée. Ce contexte aurait dissuadé la ministre de l’intérieur d’assister à l’inauguration de la mosquée.

Source: Le Monde

Publié par Rédaction le 4/12/08

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Par Giorgio, le 08/12/2008

un truc me chiffonne un peu dans le titre : une mosquée peut elle être française ?

sinon en ce qui concerne l’article, nos ediles financent l’islamisation de la France avec nos impôts, c’est assez logique puisque dans de nombreuses villes, les musulmans constituent un réservoir de voix indispensable au maintien du pouvoir municipal en place…

la finalité des subventions n’est elle pas d’entretenir une clientèle électorale ?

bon courage aux animateurs de ce blog très intéressant…

Par Pierre Bakaa, le 09/10/2010

1) Rappel :
1975 : moins de 100 mosquées en France
35 ans plus tard: 2300 mosquées recensées (!…)

2) Faisons les comptes :
– si 500 000 €/mosquée X 2300 = 1.150 000 000 €
– si 1000000 €/mosquée X 2300 = 2.300 000 000 €

constructions réalisées avec la ‘bénédiction’ de nos élus, de quoi faire bondir de joie l’UOIF and C°!

3) On lit dans l’article ci-dessus:
« Au total, pas moins de 200 projets sont en cours selon le ministère de l’intérieur. »

… soit 100 000 000 € en estimation basse et le double en estimation ‘semi-haute’.

Voilà donc où va passer une (petite) partie de l’argent du contribuable français, musulman ou non, pour honorer une « religion » dont des centaines de versets coraniques sont TOTALEMENT INCOMPATIBLES avec notre Constitution et nos lois, réf : http://minilien.fr/a0lrrq.
Sans parler des graves problèmes de sécurité que posent la multiplication de ces édifices cultu(r)els !

CQFD

Par Pierre Bakaa, le 09/10/2010

— rectif —
au lieu de
« Voilà donc où va passer une (petite) partie de l’argent du contribuable français, »

lire :
« Voilà donc où est passé et où va passer une (petite) partie de l’argent du contribuable français, »

Par Né, le 25/02/2011

a quand nous apprendre le coran a coup de pied dans le cul,et le shador pour nos femmes,peut etre qu’a ce moment là ? et encore,pauvre france.

Par Michael Huguenin, le 24/01/2015

vous etes assez dangereux dans vos propos …vous devez ere d extreme droite je pense

Par sisi, le 24/01/2015

Ben ils sont comme tout le monde Ils payent les taxes et les impôts, c’est pas que votre argent c’est aussi le leurs,, bêtes celui qui voit que le bout de son nez

Par Lady S., le 06/02/2015

Absurde! Car tout le monde le sais que les institutions religieuses ne sont pas imposables et qui cette religion est la seule que ne tolère ni respecte aucune autre et puis c’est hypocrite de recevoir d’argent des infidèles…

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