Le 10/02/2009

Associations fictives à Marseille : des élus dans le collimateur ?

Marseille : des subventions ont été détournées via des associations fictives. La justice devrait bientôt interroger certains élus . Des fonds publics alloués à des associations ont-ils servi les intérêts d’élus dans le cadre de leur campagne électorale ? La question commence à perler de plus en plus ostensiblement dans le cadre de l’enquête sur […]

miege_associations_subventions_marseille_élus Marseille : des subventions ont été détournées via des associations fictives. La justice devrait bientôt interroger certains élus .

Des fonds publics alloués à des associations ont-ils servi les intérêts d’élus dans le cadre de leur campagne électorale ? La question commence à perler de plus en plus ostensiblement dans le cadre de l’enquête sur les détournements d’argent dont le Conseil régional a été victime, pour un montant aujourd’hui évalué à environ 700 000 €.

Aujourd’hui, seuls les responsables de ces associations décrites comme des « coquilles vides » et qui ont bénéficié de ces subventions, ont été mis en examen et certains écroués, dont Benyoub Same. Âgé d’une quarantaine d’années, il est soupçonné d’être à l’origine d’une dizaine d’associations fictives et très généreusement financées.

Mais, selon une source judiciaire, l’objectif est désormais de comprendre comment de telles sommes ont pu quitter les caisses de la Région : « Ce qui compte aujourd’hui, c’est le départ de ces sommes d’argent. Nous cherchons à prouver que certains ont permis à des fonds publics d’alimenter ces associations bidons. À la limite, le pourquoi, cela nous intéresse moins. »

Parmi les mis en examen dans le dossier instruit par le juge , figure Roland Balalas. Secrétaire général du groupe PS du Conseil régional, il est aussi attaché parlementaire de la députée Sylvie Andrieux, depuis 2002. A-t-elle cautionné les pratiques que la justice reproche aujourd’hui à son collaborateur ?

L’élue se dit sereine : « Dans ce dossier, il y a des négligences administratives béantes. Moi, je suis complètement à l’aise. Je suis une vieille bique de la politique et j’ai une bonne image. Quand on a 165 000 habitants dans sa circonscription, vous croyez que c’est une qui va vous aider à gagner des élections ? »

Les personnes mises en examen et placées sous contrôle judiciaire auraient par ailleurs interdiction d’entrer en contact avec la députée, ainsi qu’avec , conseiller d’arrondissement PS du 7e secteur, et , conseiller général PS de Saint-Barthélémy.

Une disposition dont il s’étonne puisqu’il n’est pas, comme les autres élus, mis en cause dans ce dossier, tout comme l’institution à laquelle il appartient : « Ni la police, ni la justice ne m’a demandé quoi que ce soit. C’est quand même extraordinaire de n’être informé de rien ni consulté. La PJ est simplement venue au Conseil général pour vérifier des dossiers d’associations qui, en plus, n’ont bénéficié d’aucune du Département. »

Source : La Provence du 10 février 2009

Associations fictives à Marseille : plus de 750 000 euros détournés selon LCM

Des associations marseillaises détournaient l’argent public

Publié par Observateur le 10/02/09

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