Le 05/02/2009

Le Planning familial proteste contre la réduction des subventions de l’État

Les associations du Mouvement français pour le planning familial protestent contre la réduction des crédits de l’Etat. Le montant de ces subventions s’élève pour 2009 à 2,9 millions d’euros. Le budget d’une association sur cinq dépend à plus de 75 % des subventions de l’Etat. Selon le Parisien, le mouvement « est porté par 1000 bénévoles […]

subventions_associations_planning_familialLes associations du Mouvement français pour le planning familial protestent contre la réduction des crédits de l’Etat. Le montant de ces subventions s’élève pour 2009 à 2,9 millions d’euros.

Le budget d’une sur cinq dépend à plus de 75 % des subventions de l’Etat. Selon le Parisien, le mouvement « est porté par 1000 bénévoles et 420 salariés ».

Deux questions se posent :

Quel est le montant des subventions allouées par les collectivités territoriales et l’ Union européenne aux associations du Planning familial? Certaines de ces structures fonctionnent à 100 % grâce aux aides de l’Etat. Elles sont de fait des faux-nez de l’administration. Leur statut associatif est-il encore légitime ?

Lu dans Le Monde et sur le figaro.fr:

« Brice Hortefeux, le nouveau ministre du Travail et des relations sociales, s’est « engagé » le 04 février 2009 « à maintenir l’effort budgétaire permettant au Planning familial d’assurer ses missions ». « Il y a effectivement une légère diminution des crédits consacrés au conseil conjugal et familial, de 2,5 millions d’euros très exactement à 2,2 […] Mais il faut y ajouter d’autres crédits -430.000 euros au titre de mon ministère, 380.000 au titre du ministère de la Santé [et au total] c’est 2,9 millions d’euros qui [y] sont ainsi consacrés ».

Les aides financières du Planning font partie du « programme 106 », un chapitre budgétaire consacré aux actions en faveur des familles vulnérables, dont les crédits ont été réduits en 2009. Malgré ces restrictions, 80 % des crédits consommés en 2008 seront maintenus.

« Le gouvernement prévoit une baisse notable de nos crédits en 2009, affirme la secrétaire générale du Mouvement français pour le planning familial, Marie-Pierre Martinet.Un tiers de nos associations risquent de mettre la clé sous la porte dans les deux ans à venir. »

Né en 1956, le Planning familial fédère 68 associations. Parce qu’elles relaient les politiques gouvernementales sur l’avortement ou la contraception, ces associations bénéficient d’une aide publique : les centaines de milliers d’heures de « conseil conjugal et familial » dispensées tous les ans par le Planning sont rémunérées par l’Etat. Pour beaucoup de structures, ce soutien est vital : le budget d’une association sur cinq dépend à plus de 75 % de ces subventions.

« Nos associations sont précaires, souligne Françoise Laurant, la présidente du Planning familial. Certaines, notamment parmi les plus petites, fonctionnent à 100 % grâce aux aides de l’Etat. Elles sont animées par des bénévoles et elles ne pourront pas maintenir les permanences d’accueil si les aides sont supprimées. Il ne faut pas que l’Etat se désengage. »

Le mois de décembre 2008 a montré que même les grosses associations étaient fragiles. A Noël, le Planning de Marseille, qui gère un budget annuel de 800 000 euros, a fermé ses portes au public. Les aides de l’Etat ne représentent que 7 % du budget de l’association marseillaise, mais les permanences supprimées à Noël faute de locaux ne pourront pas reprendre sans ce coup de pouce financier. »

Source : lefigaro.fr et Le Monde daté du 28 janvier 2009

Publié par Observateur le 5/02/09

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