Le 12/03/2009

Institut du monde arabe : est-ce à nous de payer ?

La gestion de l’Institut du monde arabe laisse à désirer. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de la commission des finances présenté par Adrien Gouteyron, sénateur de la Haute-Loire. Créé à la fin des années quatre-vingt, l’Institut du monde arabe a connu vingt ans de succès auprès du public mais aussi vingt années de […]

finances-publiques-euro-cour-des-comptes-finance-subvention-contribuable-le-cri-du-contribuable-gestion-fondationLa de l’Institut du monde arabe laisse à désirer. C’est ce qui ressort d’un récent rapport de la commission des présenté par Adrien Gouteyron, sénateur de la Haute-Loire.

Créé à la fin des années quatre-vingt, l’Institut du monde arabe a connu vingt ans de succès auprès du mais aussi vingt années de déficit.
La Cour des comptes y a consacré pas moins de cinq contrôles, qui pointaient une gestion de la trésorerie laxiste et coûteuse et des pratiques d’achat et de sous-traitance contestables.

Résultat : un déficit d’exploitation cumulé de 38,5 millions d’euros.

Fondation de droit privé, l’Institut du monde arabe bénéficie de contributions publiques importantes.
Et principalement de la part de l’État français ! Malgré un accord signé lors de sa création entre l’État français et les États arabes – une annuelle à hauteur de 60 % pour la France et de 40 % pour les pays arabes – ces derniers ne respectent pas leurs engagements.

La France se trouve donc obligée de subvenir aux besoins de la .

C’est ainsi que notre pays a versé plus de 100 millions d’euros au titre du fonctionnement de l’Institut au cours de la décennie écoulée.
En 2006, 34 millions d’euros de contributions des États fondateurs, dont 13,9 millions pour l’Irak et 12,5 millions d’euros pour la Libye, n’avaient toujours pas été honorés.

Les versements manquants ne cessent pourtant d’être réclamés par Dominique Baudis, président de l’Institut depuis février 2007.
Ces contributions permettraient à l’Institut du monde arabe de retrouver un certain équilibre financier, et à la France de réduire sa subvention annuelle, d’un montant de 12,6 millions d’euros.
Ce serait, comme le précise le président de la commission des finances Jean Arthuis, « une contribution à l’équilibre de nos finances publiques ».

Source: le Cri du contribuable

Publié par Rédaction le 12/03/09

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