Le 14/05/2009

A Marseille, on achète les votes des cités à coup de subventions aux associations (1)

Marseille. Des subventions du conseil régional PACA ont été détournées vers des associations bidons. Nous avons déjà traité de cette affaire à plusieurs reprises : voir notre rubrique Marseille. Article extrait de l’hebdomadaire Le Point (14.05.09) « A Marseille, on achète les votes des cités » Un juge met à nu la dérive clientéliste des socialistes phocéens. […]

Marseille. Des du conseil régional PACA ont été détournées vers des associations bidons. Nous avons déjà traité de cette affaire à plusieurs reprises : voir notre rubrique Marseille.

Article extrait de l’hebdomadaire Le Point (14.05.09)

« A Marseille, on achète les des cités »

Un met à nu la dérive clientéliste des socialistes phocéens.aides-publiques-association-associations-clientelisme-conseil-regional-Paca-detournement-de-fonds-publics-elections-Franck-Landou-juge-Marseille-Michel-Vauzelle-parti-socialiste-provence-alpes-cote-dazur-ps-quartiers-Nord-roland-balalas-secretaire-general-socialiste-subvention-subventions-sylvie-andrieux-voix-votes

Rolland Balalas avait la réputa­tion d’un homme qui ouvre les portes. En livrant ses se­crets à la justice, il en a peut-être ouvert une de trop : celle qui conduit au scandale. Secrétaire général du groupe au conseil régional Provence-Alpes-­Côte d’Azur, ce militant actif et volubile, aux cheveux longs et à la barbe christique, était le pivot des attributions d’aides publiques aux associations dans les quartiers Nord de Marseille.

Il était en outre l’as­sistant de la députée Sylvie An­drieux, figure du socialisme local dont ces cités grises et déshéritées sont la terre d’élection. Pour son plus grand malheur, Balalas est aussi, à présent, le principal témoin à charge des pratiques occultes du PS phocéen.

« Le fait d’aider abondamment les associations est le résultat d’une stra­tégie politique; les vannes sont ouver­tes en grand dans un but que l’on peut qualifier d’électoraliste et de clienté­liste « , a-t-il déclaré au juge Franck Landau, qui l’a mis en examen en juin 2008 pour «complicité de dé­tournements de fonds publics ».

Suivait cette accusation, tranchante comme un poignard: «Mme An­drieux utilise sans discernement les fonds publics sans se soucier de ce qu’il y a derrière, juste pour sauvegarder ses intérêts électoraux et politiques. C’est-à-dire qu’elle se fout complètement de savoir si ce que l’on finance est bon ou pas, dans la mesure où ça augmente sa popularité dans les quartiers.»

Depuis, l’écho de ces déclarations -pourtant jamais publiées à ce jour -s’est propagé jusqu’au cœur du système politique marseillais, suscitant embarras et inquiétudes. Sylvie Andrieux a vite proclamé que les subventions étaient attri­buées «par les services administratifs de la région». Et quand, au début de cette année, la brigade financière a interpellé plusieurs dirigeants as­sociatifs et perquisitionné à l’hôtel de région, le président (PS) du conseil régional, Michel Vauzelle, s’est empressé d’annoncer que la collectivité se constituait partie civile dans l’instruction du juge Landou. Sans savoir que celui-ci avait pris de l’avance.

Voilà bientôt deux ans, en effet, que ce magistrat discret et métho­dique reconstitue un stupéfiant puzzle : une galaxie d’associations gigognes aux noms passe-partout et aux buts incertains qui ont reçu des millions d’euros de subventions dont l’essentiel a été distrait de leur finalité sociale. Lire la suite

Source : Le Point du 14 mai 2009

Publié par Observateur le 14/05/09

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