Le 28/05/2009

Le prince de Monaco subventionné par Bruxelles

Parmi les 508 000 bénéficiaires français de la politique agricole commune (PAC), il en est un plus habitué à faire la une des magazines people que de la presse agricole. Le prince Albert de Monaco reçoit en effet une subvention de 253 986 € de Bruxelles pour son soutien aux cultures « propres » et […]

Parmi les 508 000 bénéficiaires français de la (PAC), il en est un plus habitué à faire la une des magazines people que de la . Le prince reçoit en effet une de 253 986 € de Bruxelles pour son soutien aux cultures « propres » et aux pratiques en faveur de l’environnement.

charlene-albert-pac-subvention-aides-europe-politique-agricole-commune-monaco-bruxellesCar le souverain monégasque est aussi agriculteur. Sa famille est propriétaire du domaine de Marchais, dans l’Aisne, qui compte 773 ha et où travaillent onze salariés. Sur ces terrains, où passe le prince « cinq ou six fois dans l’année », sont cultivés du blé, de l’orge, de la luzerne, des légumes, etc.
Mais la subvention en faveur de la famille Grimaldi pèse peu au regard des européennes reçues par les grands groupes industriels.

Sur cet aspect du dossier, l’enquête du « Parisien » et d’« Aujourd’hui en France », concernant les principaux bénéficiaires de la PAC, montre par exemple que les entreprises liées au sucre, Saint Louis, Tereos, Eurosugar, Sucrerie de Bois Rouge, etc. reçoivent plus de 160 millions d’euros. Certaines sociétés sont même parfois des filiales d’autres bénéficiaires. Un trader du sucre (qui achète et vend le produit) reçoit lui aussi une substantielle de l’Europe alors même qu’une large part de son activité se situe en Russie.
Autre surprise, le volailler Doux qui est le Français le mieux subventionné par Bruxelles, avec près de 63 millions d’euros, présente la particularité de se développer en Amérique du Sud et de réduire ses emplois en France. « Cette subvention est scandaleuse », s’emporte Jacques Pasquier, chargé du dossier de la PAC pour la Confédération paysanne quand Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA (premier syndicat ), justifie cette manne comme une pour lutter contre la concurrence. pac-subvention-aides-europe-politique-agricole-commune-monaco-bruxelles

Source: le Parisien

Publié par Rédaction le 28/05/09

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