Le 05/06/2009

Subventions de l’Europe pour des projets locaux en Lot-et-Garonne

À trois jours du scrutin pour les élections européennes, petit tour des projets locaux aidés par l’Europe. Les contribuables villeneuvois ne manqueront pas de relever le cas du complexe sportif de la Myre-Mory. Le projet de 5,4 millions d’euros, inauguré en 2007, devait être subventionné à hauteur de 32 % par le Feder (Fonds européen […]

À trois jours du scrutin pour les élections européennes, petit tour des projets locaux aidés par l’Europe.

europe-ue-subventions-subvention-elections-europeennesLes contribuables villeneuvois ne manqueront pas de relever le cas du complexe sportif de la Myre-Mory. Le projet de 5,4 millions d’euros, inauguré en 2007, devait être subventionné à hauteur de 32 % par le Feder (Fonds européen de développement régional). Mais au moment de l’inauguration, la somme escomptée n’avait toujours pas été obtenue, ce qui a provoqué une sensible de la part communale…

Souvent critiquée, jugée comme lointaine, voire inutile, l’Union européenne et ses différents plans de bénéficient pourtant à nombre d’acteurs du Villeneuvois.
Des fonds gérés nationalement avec des volets régionaux aux fonds régionaux, les crédits estampillés Union européenne se retrouvent partout : des associations aux entreprises, du boulodrome de Sainte-Livrade – aidé en son temps via le Feder à hauteur de 413 000 euros – à l’Internet à haut débit dans les zones blanches.

Le Syndicat mixte d’aménagement de la Vallée du Lot 47 (Smavlot 47) a ainsi fait appel au Feder afin de pouvoir fournir un accès Internet aux habitants et entreprises de ce territoire. Via la technique du Wi-Max et des ondes hertziennes, un dossier de a donc été monté auprès de l’Union européenne, qui a financé 400 000 euros des 4 millions d’euros du projet.

Si l’élaboration du dossier peut apparaître complexe, des existent. Et il suffit souvent de les demander. Auprès de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) par exemple. « On est payés pour ça », plaisante Raymond Le Saux, son responsable à Villeneuve. À la fois aiguilleur et scribe, il répond aux sollicitations des entrepreneurs désireux d’investir : « Il faut savoir que les fonds de l’Union européenne viennent en complément de subventions . La CCI est là pour les orienter. »

« Un dossier épais »

Un qui fut donné à Favols industrie… voire un peu plus : « Le dossier à présenter est tellement épais que cela aurait été difficile pour nous de le remplir », confesse Jean-Luc Chambault, directeur de cette située à Bias.

Avec ses 30 salariés à temps plein, elle a bénéficié d’une subvention de 120 000 euros dans le cadre des crédits Feader. Ce plan a pour vocation de « soutenir les activités de l’ et de la sylviculture et le développement local en milieu rural ». Spécialisé dans les confitures et autres fruits à l’alcool, Favols colle au profil requis.

« En 2007, nous avons souhaité investir 821 000 euros sur deux ans pour moderniser nos locaux et acheter du matériel », rappelle son directeur Jean-Luc Chambault. La résine qui recouvre les sols fut ainsi changée, une bassine de cuisson achetée… Et si les aides du Conseil régional (80 804 euros) et du Département (76 220 euros) ont été versées, l’Europe tarde à lâcher sa part. « Ce n’est pas forcément rapide mais devrions percevoir les subventions dans les mois à venir. Il faut avoir réalisé plus de 30 % des prévus pour obtenir une première subvention de l’Europe. »

Source: Sud-Ouest

Publié par Rédaction le 5/06/09

Print Friendly, PDF & Email

Articles relatifs


Poster votre réaction

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.