Le 10/07/2009

Subventions pour les étudiants étrangers

Afin de se faire connaître des étudiants et enseignants au niveau européen, les universités françaises organisent des sessions d’été thématiques pour les meilleurs élèves étrangers. A l’heure où de nombreux étudiants partent en vacances, d’autres s’apprêtent à regagner les bancs des facs. Etudiants étrangers, ils vont participer aux campus européens d’été organisés dans 31 universités […]

Afin de se faire connaître des étudiants et enseignants au niveau européen, les universités françaises organisent des sessions d’été thématiques pour les meilleurs élèves étrangers.

association-subvention-subventions A l’heure où de nombreux étudiants partent en vacances, d’autres s’apprêtent à regagner les bancs des facs. Etudiants étrangers, ils vont participer aux campus européens d’été organisés dans 31 universités et 15 établissements supérieurs français. Cette année, ils seront près de 3.500 contre 1.500 en . Un trié sur le volet pour des formations pointues. L’Ecole européenne en nanosciences de Grenoble accueillera ainsi fin août, 49 étudiants internationaux. A Lille III, 50 élèves ont étudié les genres à travers l’histoire et la littérature fin juin. A Paris VII,15 jeunes en économie européenne préindustrielle ont été familiarisés à la documentation ancienne.

Au fil des années, les projets se sont multipliés, d’autant que le ministère de l’Enseignement supérieur leur accorde une totale de 600.000 euros. Une labellisation délivrée« en fonction de la qualité des projets pédagogiques » assure la Valérie Pécresse. Seul bémol, cette année, les participants viendront en majorité des établissements partenaires, et peu de pays hors Union européenne : les universités n’ont pas eu assez de temps pour communiquer. Dommage, car l’objectif premier de ces projets est de renforcer l’attractivité de la France.
Combiner pédagogie et

« C’est un produit d’appel, reconnaît Dominique Kervadec, directeur de l’école d’ingénieurs de Cherbourg, où 30 étudiants européens étudieront l’éco-innovation ou l’énergie nucléaire. Les sessions permettent de faire connaître notre offre, afin que les étudiants reviennent pour un semestre d’études. Ce sont des laboratoires d’expérimentation pour faire évoluer nos cursus en travaillant avec des enseignants étrangers. »

Très répandues dans les universités américaines, les sessions d’été sont l’occasion d’amortir immobilier et matériel, et leurs d’inscription peuvent être une source de . Mais la France a encore beaucoup à faire pour être compétitive, reconnaît Valérie Pécresse. « Nous étions le troisième pays d’accueil des étudiants étrangers, nous ne sommes plus que cinquième. Il faut valoriser les ressources de nos universités et utiliser l’attractivité touristique de la France. »

Du côté des universités, le message est bien passé. Les projets sélectionnés combinent programme pédagogique et culturel. « Lors de la session sur la physique nucléaire, les étudiants ont visité le Parlement européen », témoigne Ulrich Goerlach, responsable pédagogique du projet strasbourgeois, qui a réuni 52 jeunes de 23 nationalités différentes. Malgré un retour très positif, il le reconnaît, « on est loin de concurrencer les programmes d’Harvard ou du MIT ! D’autant que notre subvention est passée de 15.000 à 10.000 euros. ». La question financière est de fait cruciale. A Strasbourg ou à Clermont-Ferrand, le campus d’été est gratuit. Mais ailleurs, les étudiants étrangers déboursent entre 60 et 1.500 euros, une somme sans mesure avec les 150 à 300 euros acquittés pour une année universitaire.

Innovation de cette année, la de stages de prérentrée. Des modules d’intégration, avec cours de langues et activités liées à la discipline, seront proposés aux étudiants étrangers qui entament un semestre d’études en France. A Lyon II, 45 étudiants en arts, ou effectueront ainsi des visites autour de la thématique « Lyon, durable ».

source: les Echos

Publié par Rédaction le 10/07/09

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