Le 30/09/2009

Renault : champion de la délocalisation et de la subvention

Voilà qui fera plaisir aux salariés de Cléon ou de Sandouville, ainsi qu’à ceux des sous-traitants qui travaillent pour la marque au losange : selon le Canard Enchaîné (19 août 2009), Renault ne produit plus qu’un tiers de ses voitures en France. Ainsi, la Twingo est assemblée en Slovénie, la Logan et la Sandero en […]

Voilà qui fera plaisir aux salariés de Cléon ou de Sandouville, ainsi qu’à ceux des sous-traitants qui travaillent pour la marque au losange : selon le Canard Enchaîné (19 août 2009), Renault ne plus qu’un tiers de ses voitures en France.

renault delocalisation subvention automobileAinsi, la Twingo est assemblée en Slovénie, la Logan et la Sandero en Roumanie, la Megane et la Clio Estate en Turquie et en Espagne…

Bien sûr, on nous dit que les voitures produites à l’étranger sont destinées à être vendues à l’étranger. Pourtant, selon l’hebdomadaire satirique, sur les 132.416 Twingo construites chaque année en Slovénie, plus de la moitié est réimportée en France (creusant ainsi au passage notre déficit commercial). Or, la Twingo est un de ces petits modèles économiques qui ont le plus profité de la « prime à la casse ». Rappelons que jusqu’au milieu des années 90, cette était fabriquée à Flins.

Mais il n’y a pas que la qui quitte le pays, la recherche et le développement suivent, et 34% des ingénieurs Renault travaillent désormais hors du territoire . Et il faut noter que ce d’activités à l’étranger concerne aussi les sous-traitants, étranglés par les exigences du groupe et contraints de fermer ou d’aller s’implanter dans le pays à bas coûts salariaux.

La Canard nous rappelle enfin que cette sympathique de délocalisation à tout va a été initiée par un de gauche, Louis Schweitzer, ancien du . Et qu’elle continue de plus belle, alors que l’Etat est toujours actionnaire du constructeur, à hauteur de 15%. Bien sûr, ni le PS ni l’UMP ne proposent de taxer les importations de voitures pour re-localiser la production… Le dogme du libre-échange règne en maître et que le moins cher gagne.

Par ailleurs, l’article du Canard Enchaîné précise que Renault reste une véritable « pompe à subventions » publiques, obtenant par exemple de la Haute-Normandie 12 millions d’euros (crédits à taux zéro remboursables sur 6 ans) pour la production d’un nouveau moteur à Cléon. En bons libéraux, ces patrons crachent sur l’Etat et ne jurent que par les lois du marché… mais ce sont les rois pour se gaver d’.

source: http://raf.apinc.org

Publié par Rédaction le 30/09/09

Print Friendly, PDF & Email

Articles relatifs


Par ROBIN, le 14/04/2010

EXACT !
Je vous rappelle que des centaines de millions d’euros ont été donnés à Renault fin 2008 et début 2009 pour développer EN FRANCE le véhicule électrique du futur…
Et bien, Renault a annoncé le 18/12/2009 sur le site du gouvernement officiel en direct de l’ambassade de France en Corée, qu’il fabriquerait son véhicule électrique du futur en… Corée !!!
voici le lien :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/61613.htm
Renault c’est prend l’oseille et tire toi !…
Remarquez c’est la même chose pour les gros sous-traitants tels que Valeo qui a touché 62 millions d’euros le 18/6/2008 d’OSEO pour de prétendues innovations qui se sont transformées en 1500 licenciements et la fermeture d’usines en France le 18/12/2008 tout en distribuant plus de 300 millions d’euros aux actionnaires dans le même temps…
Merci qui ???…

  • Par Daniel MAURICE, le 08/11/2013

    Pourquoi ne pas mettre en place une VRAIE une TVA anti délocalisation.:
    Conserver une TVA à 19,5% pour nos partenaires qui respectent leurs salariés et ne pratiquent pas .le « dumpping social ».
    An nom de la préférence nationale, instaurée une TVA réduite (7 ou 10%) pour les produits labellisés « Fabriqué en France ». Ça ne reviendrait pas très cher, car il il a tant de secteurs économiques où nous ne produisons plus rien ou presque… Une telle mesure me semblerait être un encouragement pour la non délocalisation et même le relocalisation… Pourquoi pas ?
    Enfin imposer une TVA de l’ordre de 23% pour les pays à bas coût de main d’oeuvre et qui exploitent (avec la complicité des grands groupes des pays capitalistes) leurs travailleurs qui « bossent » souvent dans des conditions inhumaines et de ce fait se livrent à une concurrence déloyale.
    Donc une TVA « réduite pour les produits Français au nom de la préférence nationale.
    Puis une TVA inchangée pour nos partenaires économiques qui « jouent le jeu ».
    Enfin une TVA augmentée pour les mauvais patrons qui abusent et pratiquent sur leurs travailleurs une forme d’esclavage moderne.
    C’est peut être une solution mais je doute que la France qui a perdu sa souveraineté nationale au profit d’une Europe mondialiste ne puisse mettre en oeuvre cette forme de patriotisme économique.

    Poster votre réaction

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.