Le 28/09/2009

SOS-Racisme et Fidl: Un élu dénonce des subventions évaporées

La justice vient de prendre connaissance de nouveaux soupçons autour d’associations proches de la Fidl et de SOS-Racisme. Sur fond de rivalités politiques et municipales, la justice vient de prendre connaissance de nouveaux soupçons autour d’associations proches de la Fidl et de SOS-Racisme. Par une lettre adressée lundi dernier au procureur de la République de […]

La vient de prendre connaissance de nouveaux soupçons autour d’associations proches de la Fidl et de SOS-Racisme.

manuel aeschlimann subvention sos-racisme fidlSur fond de rivalités et municipales, la justice vient de prendre connaissance de nouveaux soupçons autour d’associations proches de la Fidl et de SOS-Racisme. Par une lettre adressée lundi dernier au procureur de la République de Paris, le député UMP des Hauts-de-Seine et ancien maire d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Manuel Aeschlimann, dénonce en effet l’ d’«une évaporée» pour une fête de quartier qui n’aurait jamais eu lieu.

Dans son courrier au , le parlementaire détaille les faits. Il affirme qu’en novembre 2004, des subventions ont été demandées au conseil régional d’Ile-de-France pour l’organisation d’arbres de Noël par Asnières Quartiers libres et le Collectif 92 des femmes de quartier, parrainé par la Fédération nationale des maisons des potes. Les associations, qui disaient vouloir rassembler 800 personnes, réclamaient une financière de la région de 6 euros par convive.

«Cette subvention a été, semble-t-il, versée», poursuit Manuel Aeschlimann, mais « aucune fête n’a pourtant eu lieu, comme en atteste un d’huissier réalisé à l’époque ». La ville d’Asnières, alors dirigée par l’élu UMP, avait en effet diligenté un huissier le 15 décembre 2004, date programmée du repas de Noël. L’auxiliaire de justice n’avait trouvé sur les lieux aucune trace de festivité. La fête devant rassembler 800 personnes n’avait donc pas eu lieu.

Le conseil régional étonné

Manuel Aeschlimann écrit qu’il avait en 2005 demandé des «tant à Julien Dray qu’à Jean-Paul Huchon» mais que «[ses] courriers recommandés sont toujours demeurés sans réponse». La dimension n’est pas étrangère à cette qui, tout juste reçue par le parquet, n’a pour l’heure donné lieu à aucune d’enquête préliminaire.

L’élu UMP vise en effet Jean-Paul Huchon, président socialiste de la région Ile-de-France, et son vice-président chargé de la et des quartiers, Julien Dray. À Asnières, l’un des responsables des associations concernées n’était autre que Sébastien Pietrasanta, devenu maire socialiste de la ville l’an dernier après la défaite aux municipales de… Manuel Aeschlimann. Plusieurs des adjoints de la nouvelle municipalité sont d’anciens dirigeants de la Fidl ou de SOS-Racisme. Le député UMP qui souligne dans sa lettre que «l’actualité récente donne un nouvel éclairage à ces événements passés » réclame au parquet de Paris d’élargir l’enquête actuellement en cours à cette . Il s’interroge par ailleurs sur le fait que d’autres associations aient pu réclamer elles aussi des subventions indues.

Sollicités hier par Le Figaro, le conseil régional d’Ile-de-France comme la municipalité d’Asnières ont manifesté leur étonnement face à la révélation des interrogations exprimées par le deputé. À la région, où l’on assure n’avoir aucune trace de demandes écrites de l’ancien maire d’Asnières, on rétorque qu’en 2004, les subventions étaient accordées au niveau des fédérations chapeautant elles-mêmes les associations de quartier. Plusieurs dizaines d’associations d’Ile-de-France sont ainsi subventionnées chaque année par la région dont plusieurs parrainées par la Fédération nationale des maisons des potes que présidait à compter de l’an 2000 Fadela Amara, aujourd’hui secrétaire d’État à la Ville.

source: le Figaro

Publié par Rédaction le 28/09/09

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