Le 14/10/2009

Associations humanitaires : où va l’argent des dons ?

Chaque année, les Français donnent 3 milliards d’euros aux associations humanitaires. Où va l’argent des dons ? La plupart des associations caritatives qui font appel à la générosité publique ne sombrent pas dans les errements de l’Airma. Depuis l’affaire de l’ARC, en 1996, les limiers de l’Igas et de la Cour des comptes, qui sont […]

associations_caritatives_humanitaires_argent_donsChaque année, les Français donnent 3 milliards d’euros aux . Où va l’ des ?

La plupart des qui font appel à la générosité publique ne sombrent pas dans les errements de l’Airma. Depuis l’affaire de l’, en 1996, les limiers de l’ et de la Cour des comptes, qui sont chargés de contrôler ces structures, n’ont pas trouvé trace d’ ni de détournements caractérisés.

Et, lorsqu’ils leur adressent des observations, les institutions caritatives en tiennent compte sans se faire prier. «Globalement, les responsables de ces associations sont honnêtes», rassure Michel Lucas, ex-patron de l’Igas et tombeur du président de l’ARC, Jacques Crozemarie.

Cela ne veut pas dire qu’ils soient efficaces. Notre enquête le prouve,sur les 3 milliards d’euros que versent chaque année les Français aux 300 plus grandes associations caritatives du pays, une part non négligeable continue de s’évaporer dans la nature. C’est le cas dans une bonne moitié des institutions que nous avons examinées.

Un premier travers consiste à dépenser beaucoup d’argent pour en récolter peu.
Ainsi l’Association pour la recherche sur la dégénérescence maculaire (), sœur jumelle de l’, a-t-elle consommé 80% de ses ressources annuelles juste pour envoyer 265 000 prospectus. Bien que plus raisonnable avec seulement 30% de frais de collecte, le Sidaction n’en pratique pas moins un véritable harcèlement postal : une enquête de l’Igas a mis en lumière que ses responsables n’hésitaient pas à faire parvenir seize courriers de relance par an aux donateurs – avec pour seul effet de les dégoûter de passer à la caisse. Un peu bête…

ne risque pas de tomber dans ces excès. Pour remplir les caisses de sa , l’ex-première dame de France organise tous les ans un luxueux dîner au château de Versailles, à 1 200 euros le couvert. Les convives s’imaginent-ils que leur obole profite aux enfants malheureux ? Ils se trompent. En réalité, seule la moitié de leur don sert à financer les bonnes œuvres de l’. Le reste est englouti pour payer les petits fours et la facture de la société , qui organise ce gala très charitable.

Autre épouse d’ex, Bernadette Chirac préfère, quant à elle, facturer ses frais de collecte directement aux contribuables. Poussée dans ses retranchements par un élu communiste, la municipalité de Montélimar a en effet reconnu avoir dépensé 80 000 euros de fonds publics en 2006 juste pour organiser l’accueil du «TGV pièces jaunes» et de son illustre passagère. Mâcon, ou Nice, elles aussi villes étapes du convoi chiraco-trébuchant, ont sans doute pareillement mis la main à la poche, bien qu’elles continuent de le nier farouchement. Par-delà ces petites dérives, c’est le modèle économique de l’association qui semble poser un problème : la mise à disposition d’un TGV jaune de et le tri de la petite monnaie par la coûteraient à eux seuls plus que les 6 millions d’euros annuels collectés par l’opération.

Certaines associations ont aussi un peu trop tendance à tirer sur les frais de fonctionnement.
Prenons la section française de l’ espagnole . Cette minuscule structure, censée aider à la scolarisation des enfants dans les pays du Sud, serait probablement plus efficace si elle ne consacrait pas un tiers de ses ressources à financer… ses propres besoins. Il est vrai qu’elle a vu les choses en grand : à sa création, en 2003, elle s’est empressée d’acheter 500 mètres carrés de bureaux en plein Paris et d’embaucher une dizaine de personnes. Manque de chance, les donateurs se sont révélés dix fois moins généreux qu’elle ne l’espérait… Fort prodigue aussi, Amnesty France entretient pas moins de cinq antennes dans l’Hexagone.

Quant à Danielle Mitterrand, elle effectue une demi-douzaine de voyages à l’étranger en tant que présidente de France Libertés. Le problème, c’est que beaucoup de ces virées ont souvent moins à voir avec la défense des droits de l’homme qu’avec l’engagement politique de tatie Danielle : elles lui ont permis de rendre visite au sous-commandant Marcos, dans le Chiapas mexicain, et de pointer son nez au Forum altermondialiste de Nairobi.

Avis aux donateurs, les dérives du charity-business ne sont pas toujours le fait des associations. Les éditions Gallimard le savent bien. En 2004, elles ont promis de reverser aux enfants du tiers-monde une part des ¬recettes générées par le livre retraçant la visite d’Emmanuelle Béart en Mauritanie (au nom de l’) et vendu 30 euros. A la suite de quoi elles ont rétrocédé au fonds pour l’enfance 1 euro par bouquin…

Source : Capital de février 2009

Airma : une association caritative flambeuse

La Cour des Comptes enquête sur l’opération « pièces jaunes »

Publié par Observateur le 14/10/09

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  • lointhewind

    Suite à votre article, je me suis permis de faire quelques recherches sur l’association Intervida France.

    Je suis arrivé à un site internet pas superbe à l’adresse suivante :
    http://www.associationintervida.org/

    A l’heure actuelle, il y aurait encore 6 employés. La directrice générale se nomme Mme Anouchka Finker.

    Il pourrait être interessant d’avoir son point de vue sur la question.

    Qu’en pensez vous ?

  • http://contribuables.org admin

    Merci pour l’info . On va regarder ça.

    L’Observateur.