Le 29/10/2009

Delanoë dépense 10 millions d’euros pour un squat d’artistes à Paris

Paris : Bertrand Delanoë a dépensé 10 millions d’euros pour un squat d’artistes. L’ex-squat du 59, rue de Rivoli a été inauguré officiellement par le maire de Paris, le 07 septembre 2009. Le tout, « dans une ambiance de congratulation générale » a-t-on pu dire. À lire ce qui suit vous comprendrez mieux pourquoi… Le coût de […]

59-rivoli-squatParis : Bertrand Delanoë a dépensé 10 millions d’euros pour un d’. L’ex-squat du 59, rue de Rivoli a été inauguré officiellement par le de Paris, le 07 septembre 2009.

Le tout, « dans une ambiance de congratulation générale » a-t-on pu dire.

À lire ce qui suit vous comprendrez mieux pourquoi…

Le coût de l’ensemble de l’opération pour le parisien : 10 millions d’euros.

4,57 millions d’euros pour le rachat de l’immeuble en 2002. 5,56 millions d’euros pour les , dont 1,2 million pour le plancher. On ne peut rien refuser à des génies : la prête des camions pour le déménagement et répond à l’exigence de nos « Picassiettes » en les accueillant provisoirement rue de la Tour des Dames (IXe), dans un immeuble en attente de réaménagement.

Le 1er novembre 1999, le squat accapare un immeuble laissé vacant par le Crédit lyonnais. Le collectif «Chez Robert, électron libre» y organise des expositions gratuites. L’État porte plainte contre les artistes qui sont condamnés à être expulsés le 4 février 2000. Bertrand Delanoë s’empare du sujet pendant sa campagne et leur promet un tout autre sort s’il est élu. En mars 2001, les artistes respirent. Ils seront choyés.

Artistes ingrats

Sur place, chacun de nos 32 futurs Botticelli venus du monde entier bénéficie d’un atelier de 15 à 20 m², pour le montant faramineux de 130 euros par mois, hors charges. Ça doit être ça la vie d’artiste… Un pépin quand même : les artistes ne peuvent loger sur les lieux, la mairie ayant jugé la demande trop onéreuse … Et puis il y a les 50 000 euros de charges annuels. Des sponsors sont espérés. Mc Donald serait sur les rangs. Bientôt la du ministère de la Culture ?

La propreté, c’est le vol !

Las, l’aménagement des 1 500 m² ne fait pas que des heureux : larges baies vitrées, grands murs blancs, poutres apparentes et parquet. Tout est neuf, propre, blanc, «presque trop», regrettent les anciens squatteurs. N’est-ce pas à leur ingratitude que l’on reconnaît les Grands ? Les mêmes craignent que, sans banderole politique sur la façade, «le lieu [ non plus que leur talent ?] ne suscite plus la curiosité» des passants.

Laissons l’inénarrable mot de la fin à Gaspard Delanoë (rien à voir avec l’édile), Président du collectif et « Ubu Loi » en puissance :

« Nous allons continuer à squatter, repérer les immeubles vides pour créer des essaims d’art partout. La réouverture du 59 Rivoli est un espoir pour les artistes. Il faut s’unir et continuer à squatter ensemble dans la légalité ».

Camarade contribuable, on t’aura averti !

Jean-Baptiste Leon

Gaspillage d’argent public : le contribuable paie le loyer des squatters

Publié par Jean-Baptiste Leon le 29/10/09

Print Friendly, PDF & Email

Articles relatifs


  • Par fa, le 01/02/2011

    C’est tout simplement scandaleux, aucune conscience des abus, aucun control, aucun respect des contribuables ! Curieusement pas d’argent pour réhabilité les immeubles vétustes, et permettre d’y loger des gens qui travaillent, et qui passent des heures dans les transports pour repartir dans leur banlieue. Le social est affligeant ! Il sert à se faire valoir, faire illusion d’être généreux, il est vrai qu’avec l’argent des autres ce n’est nullement un problème…

    Par fa, le 01/02/2011

    rectifier  » réhabiliter »

    Par lepetitparisien, le 17/02/2011

    Je suis allé ce week end dans ce fameux « squat » . Etant scéptique sur la question et en tant que contribuable et bien mon avis a évolué. Nous sommes loin d’une bande de « squateurs » individualistes et profiteurs. Ouverture tous les jours au public ateliers expos concerts le tout « gratuit ». Pour conclure et bien je préfère 10 millions d’euros investis dans cet immeuble pour la culture plutôt que de contribuer pour un XARA ou H&M de plus dans cette rue (qui au final me feront plus dépenser d’argent pour des conneries)Je suis finalement content qu’un peu de mon argent des impots aille dans un lieu comme celui ci

    Par CHER, le 20/02/2011

    Scandaleux : 130 euros par mois pour un local de 15 à 20 m2 quand on connait le prix du m2 dans ce secteur : qui va se mobiliser pour arrêter les gabegies et les lubies de ces soit disants artistes qui n’en ont que le nom ?

    Par Deres, le 30/04/2012

    Donc au final, les contribuables payent 10 millions d’euros pour que des artistes choisis pour leurs relations et réseaux bénéficient d’un lieu de vente gratuit pour leurs oeuvres en plein Paris avec la publicité associés ? Comme d’habitude, derrière des apparences associatives et de bien publiques, l’argent du contribuables sert surtout des intérêts particuliers …

    Poster votre réaction

    Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.