Le 13/10/2009

Jean Sarkozy à la Défense : qu’est-ce que l’Epad ?

Jean Sarkozy à la Défense. Le projet de nomination du fils du président Sarkozy à la tête de l’Epad fait la une. Mais qu’est-ce que l’Epad exactement ? L’Epad est un organisme d’État qui brasse des millions depuis 50 ans : 115 millions d’euros de budget en 2009. Un fromage de plus pour Jean Sarkozy […]

epadJean Sarkozy à la Défense. Le projet de nomination du fils du président Sarkozy à la tête de l’Epad fait la une. Mais qu’est-ce que l’Epad exactement ?

L’Epad est un organisme d’État qui brasse des millions depuis 50 ans : 115 millions d’euros de en 2009. Un fromage de plus pour Jean Sarkozy et nos élus ?

L’Epad a pour rôle d’aménager et d’urbaniser les 160 hectares du quartier d’affaires de la Défense. L’Epad est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), soit une personne publique ayant pour but la gestion d’une activité de .

Le budget

Il s’élève en 2009 à 115 millions d’euros. L’Epad brasse des millions d’euros provenant de la vente des droits à construire sur ses terrains. Le dernier plan de renouveau du quartier prévoit une douzaine de nouvelles tours dont 100 000 m 2 de logements et devrait rapporter 1 milliard d’euros de chiffre d’affaires. Pourtant, l’Epad a prévu un plan financier 2009-2016 en déficit de plus de 150 millions d’euros, car il doit aussi investir dans les infrastructures routières.

Un rapport de la Cour des comptes

En 2007, la Cour des comptes épinglait l’EPAD pour « graves anomalies comptables ». Elle déplorait, dans son rapport, que cinquante ans après sa création la présentation des comptes de l’EPAD n’était toujours pas conforme aux lois, règlements et instructions en vigueur.

Ce qui coûte le plus cher, la gestion et l’entretien des espaces publics (dalle, parkings, ascenseurs…), est supporté par un second Établissement public de gestion (EPGD), alimenté par les communes et le département. C’est Nicolas Sarkozy qui est parvenu à leur arracher cet effort lorsqu’il a lui-même présidé l’Epad en 2005, en tant que président du conseil général des Hauts-de-Seine.

L’Epad coiffe le plus grand quartier d’affaires d’Europe et concentre 2 500 entreprises (dont plusieurs sièges de firmes du CAC 40 comme Total, Société générale …), 150 000 salariés et 3,3 millions de mètres carrés de bureaux. Cet ensemble de tours s’étend sur 160 ha entre Puteaux et Courbevoie. D’ici à la fin de l’année, ce périmètre va s’enrichir de 320 ha supplémentaires pris à la ville de Nanterre.

L’État est majoritaire

C’est un conseil d’administration de 17 membres, où l’Etat est majoritaire. A côté des hauts fonctionnaires siègent 9 représentants des collectivités : les maires de Courbevoie, Nanterre (municipalité communiste) et Puteaux, 1 adjoint au maire de Paris (communiste), 2 représentants du conseil général et du conseil régional (1 UMP et 1 socialiste). On trouve aussi les présidents de la chambre de commerce et du Syndicat des transports d’Ile-de-France. Le président de l’Epad est élu par ses pairs du conseil d’administration.

Les pouvoirs du président

Le pouvoir exécutif est entre les mains du directeur général, lui-même aux ordres de l’État. Pendant longtemps, ce directeur était un ingénieur des Ponts et Chaussées. Bernard Bled, ancien directeur général des services du conseil général des Hauts-de-Seine, ancien secrétaire général de la Ville de Paris, a fait figure d’exception.

L’actuel directeur, Philippe Chaix, un sous-préfet, est aussi un ancien de la Ville de Paris, du temps où Jacques Chirac était maire de la capitale. S’il dispose d’un poids politique évident, le président de l’Epad a peu d’avantages matériels dixit Le Parisien. Il ne perçoit pas de salaire selon le quotidien d’Île-de-France.

Nicolas Sarkozy, ex-président de l’Epad

Tous fonctionnaires, les six premiers présidents de l’Epad n’ont pas marqué la mémoire collective. Jusqu’à Charles Ceccaldi-Raynaud, tonitruant député et maire UMP de Puteaux, premier élu à prendre la tête de l’Epad en 1987. Mais c’est Nicolas Sarkozy qui rendra cette fonction visible de 2005 à 2006. Lui ont succédé le vice-président du conseil général, Jacques Gautier et, depuis septembre 2007, Patrick Devedjian, président du conseil général.

Combien Jean Sarkozy coûtera aux contribuables des Hauts-de-Seine ?

Publié par Observateur le 13/10/09

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Par Leroy, le 15/10/2009

Bonjour,
Peut-on savoir si Contribuables Associés est une association française ?
Merci
A.Leroy

Par Cabanne, le 16/10/2009

C’est sans doute ça la discrémination positive

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