Le 25/11/2009

L’Etat accusé de détourner les fonds de la journée de solidarité

L’association AD-PA (directeurs d’établissements pour personnes âgées) a une nouvelle fois accusé l’Etat, mercredi 18 novembre, de détourner des crédits issus de la Journée de solidarité, créée après la canicule de 2003 pour financer la prise en charge des personnes âgées ou handicapées. « Cette année, le détournement direct sera de plus de 200 millions d’euros. […]

L’ AD-PA (directeurs d’établissements pour personnes âgées) a une nouvelle fois accusé l’Etat, mercredi 18 novembre, de détourner des crédits issus de la Journée de solidarité, créée après la canicule de 2003 pour financer la prise en charge des personnes âgées ou handicapées.

journee solidarite etat detournement fonds« Cette année, le détournement direct sera de plus de 200 millions d’euros. Pire que cela, l’Etat organise les détournements à venir à hauteur de 307 millions d’euros », a dénoncé dans un communiqué le président de l’AD-PA, Pascal Champvert.

M. Champvert a indiqué s’exprimer « en lien avec l’ensemble des représentants des personnes âgées, personnes handicapées et professionnels », au lendemain de l’adoption par la Caisse nationale de solidarité pour l’ (CNSA) de son 2010, qui s’élève à 18,57 milliards d’euros. La journée annuelle de solidarité est une journée de supplémentaire par an, non rémunérée, l’ économisé par les étant versé depuis 2003 en faveur des personnes âgées et des handicapés à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

L’AD-PA et d’autres associations sont déjà montées au créneau plusieurs fois pour protester contre l’utilisation par l’Etat de crédits issus de cette journée. Ils déplorent notamment que des crédits non consommés de la CNSA ne puissent pas être reportés d’une année sur l’autre, et estiment qu’une partie des crédits sert à financer l’Assurance-Maladie « alors que les besoins des personnes âgées fragilisées restent largement non couverts ». L’AD-PA juge que les « détournements » de crédits entraînent notamment des « difficultés pour les départements de verser l’allocation personnalisée d’autonomie », et « le risque de d’emplois dans les établissements » et les services à domicile.

source: le Monde

Publié par Rédaction le 25/11/09

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