Le 13/11/2009

L’extrême droite européenne réclame des subventions

Les partis d’extrême droite regroupés au sein de l’Alliance européenne des mouvements nationaux souhaitent bénéficier de fonds européens, ont annoncé jeudi au Parlement européen plusieurs de leurs dirigeants. « Nous voulons récupérer une partie de la somme, du petit pactole de 11 millions d’euros, que s’attribuent actuellement nos adversaires dans la plus totale opacité », a dit […]

Les partis d’extrême droite regroupés au sein de l’Alliance européenne des mouvements nationaux souhaitent bénéficier de européens, ont annoncé jeudi au Parlement européen plusieurs de leurs dirigeants.

Bruno Gollnisch extreme droite« Nous voulons récupérer une partie de la , du petit pactole de 11 millions d’euros, que s’attribuent actuellement nos adversaires dans la plus totale opacité », a dit le vice-président du Front national (FN) français et député européen, Bruno Gollnisch.

Le FN et d’autres formations d’extrême droite qui étaient représentés lors de la précédente mandature du Parlement européen avaient dénoncé ces européennes les jugeant « abusives ». « Puisque malheureusement cette réglementation existe, nous voulons au moins récupérer la part qui revient à nos électeurs », a dit Bruno Gollnisch. « Comme madame Thatcher, je veux récupérer mon  », a-t-il ajouté en anglais.

Le président du British National Party (BNP), Nick Griffin a indiqué de son côté que l’argent européen pourrait être partagé entre les différents partis de l’Alliance. Il a estimé la part du BNP à environ 360.000 livres (324.000 euros). « Il est important pour les contribuables britanniques de récupérer un peu d’argent. La Grande-Bretagne reste un contributeur net (au de l’UE) et continuera à l’être, et nous pouvons bien obtenir une partie de cet argent pour le dépenser pour de bonnes causes », a indiqué Nick Griffin qui s’est par ailleurs dit déterminé à combattre « la monstrueuse Europe fédérale ».

Conditions

Depuis juillet 2004, les partis politiques européens peuvent recevoir un annuel du Parlement européen, sous la forme d’une de . Cette peut couvrir jusqu’à 85 % des dépenses d’un parti. En 2008, plus de 10,6 millions d’euros ont ainsi été alloués, dont plus de 3 millions d’euros aux conservateurs du Parti populaire européen (PPE) et environ 3 millions aux socialistes du Parti européen (PSE), selon des documents officiels européens.

Afin de recevoir une subvention du Parlement européen, un parti doit notamment être représenté dans au moins un quart des États membres (soit au moins 7 pays) par des membres du Parlement européen ou par des députés des parlements nationaux ou régionaux, ou dans les assemblées régionales. Les partis regroupés au sein de l’Alliance d’extrême droite ne remplissent pas encore ces conditions, mais Bruno Gollnisch a assuré que des discussions étaient en avec d’autres « formations nationalistes », notamment au Portugal. Pour bénéficier des fonds européens, le vice-président du Front national a expliqué que l’Alliance souhaite se structurer en sans but lucratif.

Outre le Front national (3 eurodéputés), l’Alliance des partis d’extrême droite compte dans ses rangs le parti hongrois Jobbik (3 eurodéputés) et le British National Party (2 eurodéputés) ainsi que d’autres formations européennes qui ne sont pas nécessairement représentées au Parlement européen, comme Sverige Demokraterma (Suède), Fiamma tricolore (Italie) et le Front national belge. Ces partis ont des représentants dans des assemblées régionales, a fait remarquer Bruno Gollnisch. Selon les textes européens, le parti ou regroupement de partis qui souhaite recevoir une subvention européenne « doit respecter les principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales, ainsi que l’État de droit ».

source: le Point

Publié par Rédaction le 13/11/09

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