Le 04/11/2009

Lyon: les verts critiquent les subventions de l’Olympique Lyonnais

Les collectivités locales doivent-elles financer le foot professionnel ? La question s’est à nouveau posée hier au Grand Lyon, alors que l’assemblée votait sa subvention annuelle à l’Olympique Lyonnais. Ce dossier de subvention arrive après un rapport très critique de la chambre régionale des comptes. Ce rapport, publié en mars dernier, avait critiqué le montant […]

Les collectivités locales doivent-elles financer le professionnel ? La question s’est à nouveau posée hier au Grand Lyon, alors que l’assemblée votait sa annuelle à l’Olympique Lyonnais.

jean michel aulas lyon ol olympique lyonnais subventionCe dossier de subvention arrive après un très critique de la chambre régionale des . Ce rapport, publié en mars dernier, avait critiqué le trop élevé des accordées à l’Olympique Lyonnais, mais surtout l’absence de contrôle sur l’utilisation de cet . Pour 2009, le Grand Lyon a revu sa subvention à la baisse. Mais 340.000 euros, c’est encore beaucoup trop pour un certain nombre d’élus, dont les Verts, qui ont voté lundi soir contre cette subvention…

Le groupe UMP a lui demandé à ce que soit rajoutée dans la délibération la destination de cette subvention, à savoir « une mission d’intérêt général au titre de la formation ». Une mention qui touche au coeur du débat : l’usage que l’Olympique Lyonnais fait de cet argent. La Loi Buffet, qui régit les possibilités de des clubs sportifs professionnels, définit deux possibilités de par les collectivités : les prestations de services (achat de places, d’emplacements publicitaires, etc.) et les missions d’intérêt général. En gros, la subvention doit servir à financer des actions de type formation, , promotion des , lutte contre la violence dans les stades…

Or, selon la Chambre régionale des comptes, le Grand Lyon (comme la Ville de Lyon qui finance à hauteur comparable le club) n’a pas cherché à évaluer les actions réellement menées à ce titre par l’Olympique Lyonnais. La collectivité a depuis demandé à l’OL de développer son rapport d’activité afin de voir si les actions menées correspondent aux objectifs fixés. Selon les Verts, ce n’est pas le cas. « Il n’y a, selon eux, rien par exemple sur la lutte contre le dopage ou sur la formation des entraîneurs« . Ajoutant : « Ce n’est pas l’évaluation de ces actions de formation qui est insuffisante mais les actions mêmes qui sont inexistantes« .

Le même reproche avait été formulé par la chambre régionale des comptes sur la seconde forme de soutien au club, dite « prestation de service », qui consiste pour les collectivités à acheter des milliers de places et d’abonnements au club. Avec un contrat d’un peu plus de 100.000 euros pour des loges, le Grand Lyon n’était pas le plus gros client billetterie de l’OL (la ville de Lyon frisait les 500.000 euros, et le Conseil général le million d’euros). Pourtant, comme aux autres collectivités locales, la Chambre régionale des comptes a demandé au Grand Lyon de bien vouloir mettre en place un contrôle (jusqu’ici inexistant) de la destination de ces places au . Aucune des collectivités ne peut en effet expliquer qui précisément en bénéficie. Ce qui, selon la Chambre régionale des comptes, pose aussi la question de l’intérêt de ces pour les collectivités. En 2007, le de Lyon avait d’ailleurs fait annuler une délibération du conseil général sur ces achats de places. Une autre pourrait être également annulée prochainement par ce même tribunal.

Le vote d’hier au Grand Lyon intervient alors que le projet de Grand Stade, soutenu par le président socialiste Gérard Collomb, divise les élus de l’agglomération. Sur le même thème : les collectivités doivent-elles financer un club comme l’Olympique Lyonnais ? Pour Gérard Collomb, qui a vertement répondu aux Verts en général, à Etienne Tête en particulier en leur demandant de quitter le navire s’ils n’étaient pas d’accord avec lui, la réponse est évidemment « oui ». Selon le de Lyon, le club participe au rayonnement et au développement économique de l’agglomération. Selon les Verts, les collectivités sortent de leur rôle et n’ont pas à financer le foot-business. En total cumulé des différentes directes, ou indirectes, le club de Jean-Michel Aulas a reçu selon la chambre régionale des comptes, près de 5 millions d’euros par an des collectivités locales.

source: Libération

Publié par Rédaction le 4/11/09

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Par JACQUELINE REUCHERAND, le 01/11/2017

Bonjour
ces dérives favorisent une République bananière. il n’y a pas que des pourris dans ce domaine. a quand une réaction du monde footballistique……
Chacun des domaines se doit de faire le ménage.
Et Monsieur Wauquier doit rentrer chez lui car ce n’est pas lui qui va faire quelque chose de propre. Pas asez net sur lui.

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