Le 23/04/2010

Logement de fonction : les privilégiés de la République

L’attribution de logements de fonction sert à perpétuer d’incroyables privilèges bénéficiant à une minorité de hauts fonctionnaires logés dans des appartements somptueux. Exemples pointés par L’Express dans son dossier « Logement. Les privilégiés de la République » du 1er octobre 2009. – Au Centre des monuments nationaux (CMN), certains logements de fonction sont toujours occupés […]

L’attribution de logements de fonction sert à perpétuer d’incroyables privilèges bénéficiant à une minorité de hauts logés dans des appartements somptueux.

Exemples pointés par L’Express dans son dossier « Logement. Les privilégiés de la République » du 1er octobre 2009.

miege-loyer-etat [Résolution de l'écran]– Au Centre des monuments nationaux (CMN), certains logements de fonction sont toujours occupés par des agents qui n’y ont plus droit ou qui ne disposent pas d’une concession (contrat) en bonne et due forme. Une enquête interne, ouverte en 2007, est toujours en cours.

– Le directeur de l’Ecole des beaux-arts, Henri-Claude Cousseau, est installé dans l’hôtel de Chimay qui date du XVIIe siècle, quai Malaquais (6e arrondissement). Un six-pièces (340 m²) d’une valeur locative mensuelle estimée à 25 000 euros, qui ne lui coûte aucun .

– Le conservateur du musée du Louvre, Henri Loyrette, habite, dans les mêmes conditions, un sept-pièces (236 m²) quai du Louvre dont la valeur locative dépasse 11 000 euros.

– Le directeur du Conservatoire national de musique de Paris (19e), Pascal Dumay, est logé gratuitement dans un huit-pièces (200 m²). Il économise environ 11 000 euros de loyer par mois.

– Le directeur du site de l’Arsenal de la Bibliothèque nationale de France, Bruno Blasselle, doit, lui, s’acquitter d’un loyer forfaitaire de 500 euros environ en échange d’un cinq-pièces (230 m²), rue de Sully, dans le Marais. Un prix sans aucun rapport avec celui du marché. Cet devrait disparaître pour abriter les collections de la bibliothèque.

D’autres exemples ? Trois logements, situés rue de Venise (4e), sont réservés à de hauts fonctionnaires du Centre Georges-Pompidou. Celui du directeur, Alain Seban, occupe 216 m² et vient d’être rénové aux du (203 000 euros) pour le remettre aux normes et y aménager un salon de réception – « non privatif », précise son secrétariat.

Source : Le Livre noir des gaspillages de l’argent public

Publié par Observateur le 23/04/10

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Par NK, le 27/04/2010

Au pays de la Nomenclatura !

Par ARNAULT, le 30/04/2010

Les sommes sont vraiment importantes, il s’agit peut être d’une nouvelle niche d’être hébergé par la république!!! Si certaines fonctions « sensibles » nécessitent peut être une disponibilité 24/24 je ne vois pas dans les fonctions occupées la moindre justification.

Ce genre d’avantage est il considéré pour tout ou partie comme avantage en nature ????

Par VANINA, le 30/04/2010

il n’y a qu’en france ou les hauts fonctionnaires et fonctionnaires ont un logement de fonction et cela aux frais du contibuable c’est le principe des regimes bananiers et non d’un pays civilisé et démocrate

Par Bruno, le 07/07/2011

C’est absolument scandaleux !
La France est un pays complètement bouffé par les privilèges. La révolution de 1789 n’a rien changé.
La relation de nos dirigeants avec le pouvoir et l’argent est profondément scandaleuse.

Par Bruno, le 07/07/2011

Pendant ce temps là, ces messieurs peuvent tranquillement se financer une petite villa à St Tropez ou un bel appartement à Mégève…

Honte à eux !

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