Le 27/05/2010

Les membres de l’ UE se serrent la ceinture

Les pays européens sont rentrés dans une période de rigueur budgétaire . Baisse des dépenses, hausse des impôts , les gouvernements imposent de lourds sacrifices aux contribuables . Mesure budgétaires en Allemagne Considérée comme l’un des pays les plus vertueux de la zone euro, l’ Allemagne va tout de même devoir se serrer la ceinture. […]

Les pays européens sont rentrés dans une période de rigueur budgétaire . Baisse des dépenses, hausse des impôts , les gouvernements imposent de lourds sacrifices aux .

ue europe mesures budget rigueur austeriteMesure budgétaires en Allemagne

Considérée comme l’un des pays les plus vertueux de la , l’ Allemagne va tout de même devoir se serrer la ceinture. Le mécanisme de « frein à la dette », inscrit dans la Constitution l’an dernier, entre, en effet, en vigueur en 2011. L’ État fédéral va devoir réduire son déficit structurel de quelque 10 milliards d’euros par an d’ici à 2016. Le ministre des Finances du gouvernement CSU-libéral exclut d’augmenter les impôts et devrait s’orienter vers une
réduction des niches fiscales et des dépenses d’armement.

Rigueur en Espagne

Après l’éclatement de la des subprimes, Madrid a été touchée de plein fouet par l’effondrement du secteur l’immobilier. Sous la pression des marchés à cause de ses faibles perspectives de croissance, l’ Espagne a adopté, en janvier, un premier plan d’économies de 50 milliards d’euros d’ici 2013, puis, en mai, 15 milliards d’euros supplémentaires en deux ans.

Objectif : faire passer le déficit de 11,2 % du PIB à 6 % l’an prochain et à 3 % en 2013. Pour y parvenir, le traitement de choc comprend une réduction de l’ public, une baisse des salaires des fonctionnaires de 5 % en 2010 et leur gel en 2011. La plupart des retraités devront faire face au gel de leur pension l’an prochain. La prime de 2.500 euros versée à la naissance d’un enfant est supprimée. Le risque pour le gouvernement est de s’aliéner les syndicats, ce qui serait de mauvais augure pour la réforme du marché du travail, où coexistent 75 % de salariés très protégés et 25 % de précaires. Une réforme pourtant jugée indispensable par le FMI pour retrouver le chemin de la croissance…

Austérité en Grèce

Incapable de refinancer sa dette à un prix raisonnable sur les marchés, Athènes s’est résignée, fin avril, à demander l’activation du plan de soutien préparé par l’UE et la FMI. En échange, le gouvernement socialiste a été obligé d’adopter en mai un nouveau plan visant à réduire de 30 milliards le déficit public, après les 4,8 milliards d’euros annoncés en mars. Il ambitionne ainsi de ramener sous le seuil européen de 3 % son déficit d’ici 2014, contre près de 14 % en 2009. Cette cure de rigueur sans précédent combine des hausses des prélèvements obligatoires, notamment de la TVA (de 21 à 23 %) et des coupes salariales dans la ( des 13e et 14e mois pour ceux gagnant 3.000 euros par mois, gels des salaires pour tous). Les réformes des ( du 13e et du 14e mois de pension) et du marché du travail, ainsi que la lutte contre une évasion fiscale endémique, complètent ce programme.

L’ Irlande coupe dans les dépenses

On en parle moins que la Grèce, le Portugal ou l’Espagne, mais Dublin est bien un des maillons faibles de la zone euro. L’ économie irlandaise a subi une contraction record de son PIB, 7,1 % en 2009 après 3 % en 2008, touchée de plein fouet par l’éclatement de la bulle immobilière. Mais l’Irlande a jusqu’ici échappé à une attaque frontale des marchés. Car la irlandaise est bien plus faible que celle des autres « PIIGS » (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne). D’après les dernières données officielles, elle s’élevait à 64,5 % du PIB fin 2009, un niveau inférieur à la moyenne de l’UE. Le gouvernement irlandais a aussi commencé tôt à adopter des mesures de rigueur. Dès 2009, Dublin a adopté deux plans d’austérité de 3 et 4 milliards d’euros, pour ramener le déficit public à 11,5 % du PIB en 2010, après 14,3 % en 2009. Parmi des mesures très impopulaires figurent une baisse des sociales et une réduction de 5 à 15 % des salaires des fonctionnaires.

L ‘ Italie suit. également les mesures d’ austérité

Après avoir longtemps nié toute nécessité d’adopter un plan de rigueur, l’ Italie s’est à son tour soumise à une cure d’ austérité . Si, contrairement à ses voisins du sud de l’Europe, Rome a réussi à limiter la progression du déficit public à 5,3 % du PIB en 2009, sa dette est, en effet, l’une des plus élevées au monde (115,8 % du PIB en 2009). Silvio Berlusconi a donc approuvé un plan de rigueur de 24 milliards d’euros sur les années 2011-2012. Ce dernier combine hausse d’impôts et réduction des dépenses. Les salaires des fonctionnaires seront gelés pendant trois ans. Les collectivités locales vont subir une lourde diminution des transferts de l’ État. Parmi les autres mesures, les salaires des ministres et des hauts fonctionnaires les mieux payés seront réduits. Du côté des , le gouvernement mise sur un renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale. Il devrait par ailleurs augmenter la fiscalité sur les stock-options et les bonus des hauts dirigeants du secteur privé. Cette cure doit permettre à Rome de tenir son engagement de ramener son déficit public à 2,7 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2012.

France et mesures budgétaires

Même si le gouvernement français refuse de prononcer le mot de rigueur, il n’a pas hésité à prendre des mesures d’austérité . Nicolas Sarkozy a décidé un gel des dépenses de l’ État pendant trois ans, ainsi qu’une diminution de cinq milliards, en deux ans, des niches fiscales. Si la dette de l’Hexagone ne semble pas menacée par les marchés, elle atteint tout de même 78,1 % du PIB en 2009, contre 63,8 % deux ans plus tôt…. Pour freiner cette dérive, le déficit public, attendu au niveau record de 8 % du PIB cette année, doit revenir à 3 % en 2013, promet le gouvernement.

Portugal

Lisbonne est dans le viseur des marchés à cause de l’ampleur de ses déficits publics et de ses faibles perspectives de croissance. Face au risque d’une contagion de la crise grecque, le Portugal a donc renforcé, en mai, ses objectifs de redressement budgétaire. Après l’annonce, en février, d’un programme axé sur une réduction des dépenses, le gouvernement a décidé une hausse générale des impôts. Elle entrera en vigueur en juillet et sera « appliquée jusqu’à la fin de 2011 », selon le Premier ministre socialiste. L’ impôt sur le revenu devrait augmenter de 1,5 %, la TVA passer de 20 à 21 %. Les profits des grandes et des banques verront leur impôt augmenter de 2,5 %. L’austérité doit permettre de ramener le déficit de 9,4 % du PIB en 2009 à 7,3 % en 2010.

Royaume Uni

Le pays a été fortement touché par la crise financière qui a fait éclater la bulle immobilière et a mis à mal l’important secteur . Le nouveau gouvernement conservateur-libéral a présenté, le 24 mai, un premier programme de 6,2 milliards de livres (7,2 milliards d’euros) de coupes immédiates dans les dépenses des ministères, n’épargnant que la santé, la Défense et l’aide au développement. Les « quangos », des organismes parapublics, seront fortement réduits et les recrutements sont gelés. Pour. l’heure, ces économies ne représentent que 1 % des dépenses publiques et 0,4 % du PIB. Mais ce premier train de mesures sera suivi de l’annonce, le 22 juin, d’un nouveau pour l’année fiscale, qui s’achève fin mars 2011, puis, à l’automne, par une revue complète des dépenses publiques.

source: Le Point

Publié par Rédaction le 27/05/10

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  • Par David CABAS, le 30/05/2010

    Connaissez vous la loi Giscard Pompidou et le Traité de Maastrich ?

    Alors que les bourses chutent, que l’Euro est à l agonie, que les plans d’austérités se multiplie à travers l’Europe, il serait sage de connaître les vrais raisons de l’augmentation de la dette !

    Le bon sens commun voudrait que la dette soit du à trop de sociale, trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites. Nos responsables politique se font l’écho d’un tel message et mettent en œuvre des plans sensés répondre aux problèmes de la dette !

    Mais tout ceci est une arnaque : L’arnaque de la dette !

    Jusqu’au 3 janvier 1973, la Banque de France avait le droit d’émettre du crédit à très bas taux d’intérêt afin de financer les besoins de l’état et d’investir dans les projets d’avenir !

    Mais sous prétexte d’inflation, le gouvernent Giscard Pompidou a cru bon empêcher la Banque de France de faire son travail en transférant de fait le pouvoir aux banques privés. Et oui depuis cette époque la France s’endette auprès des marchés financiers avec des taux d’intérêts élevés et c’est obligatoire pour tous les pays membres depuis Maastrich et les traités suivants!

    En claire, ce sont les taux d’intérêts imposés sur la dette qui créer l’augmentation folle des dette publique !

    L’alternative

    Un retour au crédit publique productive, redonner le pouvoir au nation de battre monnaie afin de l’investir non dans les bulles spéculatives ou dans les jeux des casinos financiers mais bien dans l’économie physique au service de la population et du travail humain.

    Nous devons dire Non au chantage de l’empire de la finance de la City de Londre et de Wall Street à New York

    Si tu veux rejoindre la bataille pour changer le système économique rejoins moi sur mon groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts

    David CABAS
    david.cabas.over-blog.fr

    Par GDM, le 30/05/2010

    L’auteur de l’article confond le « budget du pays » et le « budget de l’État ». C’est très différent. Le concept « budget du pays », c’est a dire le cumul des budget des habitants d’un territoire, n’a aucun sens.

    Il ne faut pas confondre l’État et le pays, c’est a dire les habitants de ce pays. L’intérêt de l’État est souvent l’opposé de l’intérêt des habitants.

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