Le 22/10/2014

Le bilan calamiteux de Catherine Ashton

En 5 ans de mandat, Catherine Ashton, la représentante de la diplomatie européenne, s’est distinguée par une inertie légendaire et des émoluments pharaoniques.

En 5 ans de mandat, Catherine Ashton, la représentante de la diplomatie européenne, s’est distinguée par une inertie légendaire et des émoluments pharaoniques.

Le bilan calamiteux de Catherine Ashton

Catherine Ashton part, Federica Mogherini arrive. La seconde doit convaincre, la première n’y est pas parvenue. Personne ne regrettera la baronne Ashton of Upholland, 58 ans, représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères de 2009 à 2014. Hormis le rétablissement du dialogue avec l’Iran, Catherine Ashton a été brocardée pour sa passivité lors des crises militaires qui ont haché son mandat. Printemps arabe, Libye, Syrie, Ukraine, Irak, « Cathy » est restée sur la réserve durant 5 ans. Refusant même de travailler le dimanche, comme ce 18 avril 2010 où elle a préféré passer un week-end en famille plutôt que de rencontrer les membres du Conseil de sécurité de l’ONU de passage à Bruxelles.

Lorsqu’elle est arrivée dans le sillage d’Herman Van Rompuy, falot mais qui a le mérite d’avoir freiné l’entrée de la Turquie dans l’UE, certains parlementaires l’ont tout de suite coiffée d’un bonnet d’âne. Le très conservateur Nigel Farage (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni) reproche notamment à Catherine Ashton de n’avoir jamais travaillé dans le privé, de n’avoir jamais été élue et de parler uniquement la langue de son West Lancashire natal, l’anglais. Baragouinant à peine le français et quelques mots d’italien, la cheftaine de la diplomatie européenne est en revanche soupçonnée d’avoir des connivences avec le russe. En 2009, le magazine britannique The Economist exhume son passé de trésorière d’un mouvement pacifiste la « Campaign for Nuclear Disarmament » financé par l’URSS au début des années quatre-vingt.

Pour tout arranger, les journaux britanniques lui décernent aussi un label de tire-au-flanc en relevant que son taux d’absence lors des réunions hebdomadaires des membres de la Commission européenne a atteint 40 % en 2010, un record. Paresseuse, inefficace, et rétribuée en plus, fulminent encore ses détracteurs. En s’étonnant, que la représentante pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l’Union européenne soit l’une des bureaucrates les mieux payés au monde avec un salaire annuel de 395 000 euros. A la tête d’une administration comptant 1 700 employés et disposant d’un demi-milliard d’euros de budget, Catherine Ashton a mené grand train : elle disposait d’un chauffeur, d’un logement de fonction, de personnels de maison, et d’une vingtaine d’assistants pour lui mâcher le travail. L’histoire ne précise pas encore, si l’ex-bonnet d’âne de la diplomatie européenne recevra la prime de départ de 500 000 euros évoquée par le Daily Mail mais une chose est sûre : malgré son inexpérience, Federica Mogherini aura du mal à faire pire que la baronne Ashton.

Article extrait des Enquêtes du contribuable n°7: Hauts fonctionnaires : les enfants gâtés de l’Etat

Publié par Rédaction le 22/10/14

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Par papynoël, le 22/10/2014

Voila une des raisons qui fait que « l’Europe ne lâche pas ses finances pour une Europe plus juste, il faut bien qu’ils alimentent leur profit personnel, et nous on paye…

Par jamas, le 23/10/2014

Hein !, y a des primes de départ dans la fonction publique européenne ? des golden bye-bye ? C’est nouveau, ça vient de sortir, ou ça date ?
Je ne sais pas ce qu’a fait cette dame à Bruxelles mais si elle a trainé des pieds pour aller guerroyer en Irak, en Lybie, en Syrie ou ailleurs, finalement son british flegme nous aura peut-être rendu service.

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