Le 18/12/2014

Musée des confluences de Lyon : une opération volontairement biaisée dès l’origine

Ci-dessous, un communiqué de l'association CANOL (Contribuables actifs du Nord-Ouest lyonnais) :
CANOL
Le conseil général du Rhône et son ancien président, M. Michel MERCIER, portent l’entière responsabilité du naufrage financier de cette opération. Ils font tout pour tenter de cacher les énormes erreurs commises :
  • Ils disent avoir perdu le marché passé avec le programmiste définissant les besoins initiaux.
  • Ils refusent, contrairement à l’avis de la Commission d’Accès aux Documents Administratifs, de fournir le programme de l’opération qui a servi à l’appel d’offres de Maîtrise d’Œuvre.
  • Le permis de construire n’a pas été respecté : il était prévu 261 places de parking en sous-sol. Où sont-elles ?
  • Comment peut-on multiplier le coût par 5 sans enfreindre la loi MOP et le Code des Marchés Publics ? Ces lois ont bien été enfreintes.
  • Le montant de la garantie décennale est plafonné à 40 M€ suite grâce à l’intervention au sénat de MM. MERCIER et PERBEN. Au-delà de cette somme, c’est le contribuable qui assure ?
  • Le maître d’œuvre, le cabinet d’architecte COOP HIMMELB(L)AU, responsable des arrêts de chantier et de l’abandon par de la 1ère entreprise, a vu sa rémunération majorée de 84%
  • Le Maître d’Ouvrage Délégué, la SERL dont le Conseil Général est actionnaire à 25%, est présidée par M. DA PASSANO, en même temps vice-président du Conseil Général, a vu ses indemnités multipliées par 3,5. C’est lui qui était censé assurer la maîtrise financière de l’opération.
  • Aucune pénalité n’a été exigée du maître d’ouvrage délégué et du maître d’œuvre pour les différentes dérives des coûts.
  • Le financement prévu initialement qui n’a pas été respecté, n’a subi aucune révision à hauteur du coût final. Il a été nécessaire de recourir à des emprunts toxiques dont la renégociation des remboursements s’est assortie de pénalités très importantes. 64,73 % de ces emprunts vont être supportés par la Métropole de Lyon.
  • La tonitruante annonce d’un coût de 239 millions d’euros, est incohérente avec le détail des comptes du Conseil Général dont l’addition nous donne un montant de 328 millions d’euros.
  • Dans la précipitation du financement, les actions de la CNR (Compagnie Nationale du Rhône) détenues par le Conseil général ont été vendues dés 2002 pour la somme de 63,7M€. Elles valaient environ 460M€ fin 2012, soit une perte de 396M€ à ajouter au manque à gagner sur la distribution des dividendes représentant plus de 300M€ à ce jour.

Monsieur MERCIER, qui avait annoncé que ce musée ne coûterait rien aux contribuables, dit aujourd’hui « n’avoir jamais dérapé » et avoue avoir su dès 2001 « qu’on ne serait plus dans la ligne financière retenue quelques mois plus tôt. »
Publié par Rédaction le 18/12/14

Print Friendly, PDF & Email

Articles relatifs

Cet article est taggé dans: ,

Poster votre réaction

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.