Le 28/05/2015

Agnès Saal : aussitôt démissionnaire, aussitôt recasée !

Agnès Saal, ancienne directrice de l’INA qui avait démissionné après le scandale de ses notes de frais de taxi, a été recasée au ministère de la Culture.

MISE À JOUR, jeudi 28 mai : une pétition a été lancée pour exiger son éviction de la fonction publique, signez-la ici.

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Source : LeMonde.fr

Après avoir démissionné de la présidence de l’INA, le 28 avril, , administratrice civile, a retrouvé son ministère d’origine, la culture. Rattachée au secrétariat général de ce ministère, elle y a, selon nos informations, un titre de chargée de mission sur les questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

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Rappelons qu’elle avait dû quitter son poste de directrice de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) après qu’il avait été révélé qu’elle avait dépensé plus de 40 000 euros de taxi en seulement 10 mois alors qu’elle disposait d’une voiture de fonction avec chauffeur !

Publié par Rédaction le 28/05/15

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Par Fautvoir, le 22/05/2015

Si j’étais chargé de sa défense ce que je ne souhaite évidemment pas, je ferai remarquer qu’elle ne fait que suivre les pratiques de son grand patron -l’exemplaire Président Moi Je- qui trouve tout a fait « normal’ d’installer ses concubines successives au palais de l’Elysée au frais du contribuable.
Après tout ces dernières coûtent beaucoup plus cher à la communauté que les frasques d’un ado mal contrôlé par sa maman.

Par ACL, le 22/05/2015

C’est une illustration supplémentaire du système mis en place depuis longtemps par la classe politico – bureaucratique qui a confisqué la France à son profit.
Un élu battu, soit plus élu, conserve ses autres postes grâce au cumul et tous ses avantages, un fonctionnaire incapable ou malhonnête conserve sa rémunération et ses avantages …

Par sodium75, le 22/05/2015

Espérons qu’elle n’habite pas trop loin du ministère de la culture, pour les notes de taxis.

Par reiller, le 22/05/2015

Ce qui confirme une fois de plus qu’il est très difficile de se faire virer de la fonction publique: où j’étais on disait qu’il fallait violer sa secrétaire en public; mais dans le statut seule l’atteinte à l’image du service était citée, et même cela n’est plus appliqué!
Comment voulez vous que nos administrations fonctionnent dans ces conditions??

Par reiller, le 23/05/2015

Pour vous et moi, les frasques de l’ado auraient été qualifiées de détournement de biens sociaux, et punis par la justice; mais pour les membres de la fonction publique, même petits, c’est différent. Et cette rupture d’égalité bien visible, convient au conseil constitutionnel!

Par reiller, le 23/05/2015

Je signerais plus volontiers une pétition demandant que les services de l’état portent plainte pour tout délit constaté commis par un de leurs salariés. C’est là qu’est le problème.

Par luc nemeth, le 27/05/2015

eh bien détrompez-vous, reiller : il y a eu des agents virés de la fonction publique, à la Culture, du temps où la nommée Agnès Saal n’était encore qu’une grenouille de Cabinet mais au titre de ‘directrice adjointe’ avait spécifiquement en charge la gestion des personnels-BNF…

Par luc nemeth, le 27/05/2015

… oui c’est vrai ACL, la France n’est pas vraiment un modèle du genre, mais dans le cas précis le statut de la fonction publique prévoit clairement la suspension-sans-salaire de l’agent (en attendant, que la procédure disciplinaire officialise sa révocation).

Par luc nemeth, le 27/05/2015

la nommée Saal n’a fait ici que tenter sa chance, en se disant qu’au pire elle aurait à rembourser, au moins… en partie. La vraie crapule en cette affaire est la nommée Fleur Pellerin, qui sauf à prendre le statut de la Fonction publique pour un rouleau de PQ et les contribuables pour des vaches-à-lait était bien évidemment tenue de prononcer la suspension immédiate-et sans-salaire de la nommée Saal (en attendant, que la procédure disciplinaire officialise sa révocation).

Par reiller, le 28/05/2015

Vous me parlez d’une autre planète…à moins que les victimes de ces coupes, n’étaient pas titulaires sous statut : croyez moi des choses inavouables j’en ai vu beaucoup, avec pour seule sanction un rappel à la loi.

Par luc nemeth, le 29/05/2015

reiller je parlais bien de fonctionnaires… titulaires ! Même que, dans une situation compromettante (un des nazillons de la BNF qui en avril 1995 avaient agressé une femme algérienne enceinte à Courbevoie était payé à rester chez lui par le ministère) la nommée Saal a réussi le 19 novembre 1998 à réunir contre un agent qui avait mis le nez dedans un… conseil de discipline, convoqué sur la base d’un faux en écriture et tenu sans que l’agent ait eu accès au dossier.
Conformément au scenario mis au point avec les collabos-syndicaux leurs représentants n’ont pas voté de sanction mais n’ont pas voté non plus… l’absence de sanction. Ce qui fait, qu’au vu du score nul 3-3, le dossier a été transmis pour arbitrage à madame le ministre. Laquelle, ne pouvait que prononcer la révocation, c’est pas plus compliqué que ça.

Par luc nemeth, le 29/05/2015

certes les fonctionnaires sont en principe plus protégés que les travailleurs du privé mais je ne suis pas sûr qu’un agent de catégorie C ou même B (sans compter qu’il n’aurait pas eu accès aux frais de taxi) aurait échappé à la suspension immédiate et sans salaire ; en attendant, qu’une procédure disciplinaire officialise sa révocation. On est ici clairement devant l’impunité dont dispose en France tout-ce-qui-est-du-côté-du manche.
PS. d’accord avec vous sur un point : en certains cas, même avec un « petit », l’administration aurait peut-être préféré étouffer l’affaire. Mais ici, le problème ne se pose plus, dès lors que les faits ont été rendus publics

Par reiller, le 29/05/2015

Je confirme avoir vu des choses du même tabac dans le service où je travaillais, en nombre, et toujours sans sanction véritable, quelque soit le rang du fautif.

Par luc nemeth, le 30/05/2015

… l’argument selon lequel il-y-en-a-d’autres-qui-en-font-autant n’est pas retenu, en Droit français !

Par reiller, le 31/05/2015

Ne confondons pas info. et argument!
Il y a donc des pratiques très diverses bien différentes au sein de la fonction publique, puisque je n’ai jamais vu de suspension sans salaire .

Par luc nemeth, le 31/05/2015

vous jouez sur les mots, reiller : les agissements qui impliquent la révocation sont suivis par celle-ci. La suspension sans salaire n’est qu’une mesure provisoire mais effectivement elle ne saurait intervenir à elle seule, en tant que sanction -sauf à voir l’agent se retourner à juste titre contre l’Etat…

Par reiller, le 31/05/2015

Révocation connais pas non plus.

Par luc nemeth, le 01/06/2015

je ne vois pas l’intérêt de discuter avec qui affiche son ignorance et… s’en vante. Mais il n’y a pas non plus à le laisser insinuer le doute. Et puisqu’il insiste je reproduis la première page du procès-verbal d’un conseil de discipline auquel je faisais allusion il y a trois jours et qui à des fins de révocation s’était tenu à l’instigation de la nommée Saal, du temps où l’intéressée était ‘directrice-adjointe’ du Cabinet…

PROCES-VERBAL DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE PARITAIRE COMPETENTE A L’EGARD DU CORPS DES TECHNICIENS D’ART, SIEGEANT EN FORMATION DISCIPLINAIRE

Séance du 19 novembre 1998

Le 19 novembre à 14 heures 30, s’est tenue, sous la présidence de Monsieur Alain Bonhomme, chef du service du personnel et des affaires sociales, une réunion de la commission administrative paritaire (C.A.P.) compétente à l’égard du corps des techniciens d’art, siégeant en formation disciplinaire.
Etaient présents, outre le président :

En qualité de représentants de l’administration :
– Monsieur Jean-Pierre Ganier, chef du bureau des personnels administratifs, techniques, de la surveillance et des affaires sociales à la direction des musées de France.
– Monsieur Denis Vallet, chef du bureau du personnel et de la formation de la direction de l’architecture et du patrimoine.
– Monsieur Jean-Pierre Lalaut, directeur du personnel et des relations sociales à la bibliothèque nationale de France.

En qualité de représentants du personnel :
– Monsieur Jean-Jacques Bois, représentant titulaire de la classe normale affecté aux Archives nationales.
– Monsieur Philippe Crédeville, représentant titulaire de la classe normale affecté à la manufacture de Sèvres.
– Madame Catherine Gourdain, représentante titulaire de la classe supérieure affectée à la manufacture des Gobelins.

En qualité d’experts pour l’administration :
– Madame Geneviève Hickel, chef du bureau des personnels ouvriers et techniciens.
– Madame Claudine Chéron, gestionnaire du corps.

Par reiller, le 02/06/2015

Plainte a parait il été déposée.

Par luc nemeth, le 10/06/2015

(il doit y avoir de gros intérêts en jeu, à en juger par une circulaire qui vient d’être adressée à des personnels de la Culture…)

* * * *

[en vous priant d’accepter mes excuses si vous avez déjà reçu ce courrier]
Madame, Monsieur, cher(e) collègues,

Nous nous permettons de vous adresser cette lettre ouverte à Madame la Ministre, qui n’a pour objectif que de garantir que la procédure disciplinaire engagée à l’encontre d’Agnès Saal se déroule dans un climat de sérénité et soit entourée de toutes les garanties offertes à un agent relevant du statut général de la fonction publique d’Etat et nous vous demandons de vous joindre à nous en la signant.

C’est à une curée que nous avons assisté et assistons encore, particulièrement violente et qui, sur les réseaux sociaux, a atteint des sommets d’abjection.

Comme vous le verrez à la lecture de la lettre, nous n’entendons en rien nous substituer à la commission administrative ministérielle en formation disciplinaire qui aura à connaître le dossier préparé par les services du ministère, entendra la défense, délibérera et transmettra son avis à Mme la Ministre.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à cette demande et vous engageons à adresser votre signature [Nom, Prénom, affectation, pour les personnes encore en activité et Nom, Prénom, qualité pour celles qui sont à la retraite, soit en activité ailleurs qu’au Ministère, entendu, dans tous les cas, au sens large] soit à l’un des signataires, soit en adressant un message à lettreagnes@gmail.com, créé pour la circonstance.

En espérant que vous serez des nôtres dans l’expression de ce souci de sérénité, de dugnité et de justice qui nous anime.

Pour les signataires,

Alain BONHOMME, Inspecteur général honoraire des affaires culturelles, chef du service du personnel et des affaires sociales du MCC, de 1997 à 2002.

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