Le 02/11/2015

Les collaborateurs de ministres gagnent plus de 8000 euros brut par mois

Et ce sans compter les primes (plus de 5000 euros par mois). Tout cela aux frais du contribuable.

Source : LeFigaro.fr

Gouvernement

Le député René Dosière regrette que «les efforts réalisés dans ces ministères soient annulés par le comportement moins rigoureux de leurs autres collègues».

Les effectifs

En ce qui concerne les membres stricts de cabinet (les conseillers autour du ministre), les effectifs du 1er août 2015 sont en augmentation (+7,7%) par rapport au 1er août 2014: ils sont passés de 461 postes en équivalent temps plein à 495. Mais le niveau reste «très inférieur aux effectifs constatés jusqu’en 2013, où on comptait 565 emplois en cabinet». Il y a aujourd’hui 34 ministères, alors qu’il n’y en avait que 32 il y a un an. L’effectif moyen par cabinet reste stable (+1% par rapport à 2014). L’objectif fixé est de ne pas dépasser 15 personnes par ministre et 10 par secrétaire d’État. Quatorze dépassent ce plafond, treize le respectent exactement, et cinq sont en dessous. Mais, chose étrange, aucun ne déclare de chargé de missions…

En ce qui concerne les fonctions support (sécurité, chauffeurs, huissiers, secrétaires…), les effectifs sont en légère augmentation (+1,2%) par rapport à 2014 (avec 2334 postes) -ce qui reste toujours un niveau inférieur à celui observé pendant les années 2007 à 2014.

Au total, les effectifs civils des cabinets passent de 2672 en 2014 à 2739 en 2015, soit une augmentation de 67 personnes (+2,5%). Cette moyenne cache de bons et de moins bons élèves: en effet, si deux ministères conservent le même effectif (l’Intérieur et les Anciens combattants), on relève une augmentation dans 15 ministères (ministère du Logement, secrétariat d’État chargé de la Famille par exemple) et une diminution dans 15 autres (ministère de l’Écologie, ministère des Finances et des comptes publics…). «Il est regrettable que les efforts réalisés dans ces ministères soient annulés par le comportement moins rigoureux de leurs autres collègues», commente le député PS René Dosière sur son blog, qui se plonge chaque année dans les dépenses de l’exécutif.

Les salaires

Ils dépendent du statut du membre de cabinet: soit il est fonctionnaire affecté par le ministère lui-même (la rémunération est alors prise en charge par le ministère et son salaire est de ce fait non disponible), soit il est mis à disposition ou détachés issus de l’une des trois fonctions publiques (la rémunération est alors prise en charge par le cabinet). Ceux qui n’ont pas la qualité d’agent public sont recrutés par contrat: leur rémunération est déterminée par le ministre et prise en charge par le cabinet. Le coût global des rémunérations est de 36,8 millions d’euros, en hausse de 4%. «Mais cette augmentation n’est pas significative, car le nombre des rémunérations est lui-même en hausse -il est passé de 349 en 2014 à 370 en 2015», prévient René Dosière. Le député a ainsi regardé la rémunération individuelle par agent. Il en tire comme conclusion que la rémunération est alors passée de 8437 euros bruts mensuels à 8279 euros, soit une diminution de 1,9%. L’an dernier, la rémunération individuelle avait augmenté de 4,7% -une situation que l’élu de l’Aisne avait jugée «choquante» dans une période où l’on demandait des efforts aux Français.

Les salaires ne sont pas aussi alléchants dans tous les ministères: il est plus avantageux de travailler chez le premier ministre, au ministère des Affaires sociales ou au secrétariat d’État à la réforme de l’État qu’au Logement, à l’Outre-mer ou aux Sports. «On a un peu l’impression que chaque ministre fait ce qu’il veut, ce qui n’est pas la meilleure formule pour l’image collective que le gouvernement envoie aux Français», lâche René Dosière.

Les primes de cabinet

Jusqu’en 2002, ces primes étaient versées en billets, donc non soumises à l’impôt -et autant dire que leur montant était opaque! Aujourd’hui, les choses sont bien plus claires. Mais chaque ministre a sa pratique personnelle de distribution. En principe, ces indemnités sont réservées aux fonctionnaires mais, dans de nombreux ministères, ces indemnités sont attribuées également aux contractuels. Le montant global des «indemnités de sujétion particulière» (les primes, qui sont comptabilisées dans le montant des rémunérations) versées en 2015 s’élève à 22,4 millions d’euros (8,9 pour les membres de cabinets et 13,5 pour le personnel support). Ce chiffre est en baisse de plus de 7% par rapport à un an plus tôt. Là encore, les écarts sont «considérables» selon les ministères, prévient René Dosière, qui préconise de «mettre en place une plus grande cohérence».

La réduction du train de vie affichée lors du premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault se poursuit-elle dans la durée avec celui de Manuel Valls? La réponse vient d’être donnée dans un document «jaune», annexé au projet de loi de Finances. S’il fallait en tirer une conclusion: certains pourraient mieux faire!

Publié par Rédaction le 2/11/15

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Par reiller, le 02/11/2015

Que l’on compte les têtes ou les € ,les chiffres sont inacceptables. Comment font les étrangers?

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